Les runes
La racine indo-européenne du mot « rune », rūn, signifie étymologiquement « mystère » ou bien encore« secret » et cela est plus visible dans l’un des dérivés raunen se traduisant par « murmurer » ou « parler en secret ». Les Runes sont un ensemble de symboles généralement gravés sur du bois ou de la pierre et sont considérées comme sacrées depuis leur création. Elles sont dotées de pouvoirs magiques ou divinatoires qui permettent d’établir des prédictions. Elles sont à la base du Seidr, l’ancien langage secret et divinatoire des Glyphes Elémentaires.
De plus, chaque rune possède une signification magique particulière et peut, lorsqu’elles sont associées à d’autres runes former un sort, une amulette ou une bénédiction très utilisées dans les domaines de la divination.
Dans la mythologie nordique le dieu Odin est suspendu dans le monde-arbre, Yggdrasil, pour neuf jours en sacrifice personnel afin d’apporter le cadeau des runes à l’humanité. Les anciens peuples germaniques avaient l’habitude de creuser des marques sur des feuilles de bois de fruit et les sélectionner comme lots pour la divination. .
Apparues vers le II ou III siècle, les runes semblent être tombées en désuétude autour de l’an mille sauf en Scandinavie où elles continuèrent à être utilisées pendant quelques siècles. Quelques régions plus isolées de Scandinavie continuèrent à utiliser les runes jusqu’à l’époque moderne toujours dans leur utilisation première.
Les runes ont été utilisées, dans la littérature, pour créer un effet « d’authenticité » et aussi donner des indications « historiques », dans l’ouvrage. Voici l’exemple de quatre écrivains d’influence ayant utilisé les runes dans leurs ouvrages : J. R. R. Tolkien, Jules Verne, J. K. Rowling, et Erik L’Homme
L’alphabet runique ou Futhark ,terme formé à partir du nom des six premières lettres de cet alphabet, était l’alphabet utilisé par les anciens peuples de langue germanique, tels que les Anglo-Saxons ou les Scandinaves. FUTHARK : F(feoh) – U(Ur) – Th(Thorn) – A(Os ou As) – R(Rad) – K(Ken). L’alphabet runique a été modifié au cours du temps, passant à 16 ou 33 caractères mais l’ancien Futhark est le plus utilisé.
L’alphabet original des runes nordiques, le FUTHARK, est composé de 24 lettres qui représentent les 24 constellations visibles des anciens Scandinaves, dont les Vikings. Il était organisé en trois groupes de 8 runes chacun, dénommés ættir (familles) : les ættir de Freyr (ou Frey ; dieu de la fécondité), Hagal( mystère et perturbation) et Týr ( Dieu du ciel, de la guerre juste) respectivement, la première rune de chaque groupe donnant son nom au groupe. Les noms proto-germaniques des runes du vieux futhark sont : Fehu, Ūruz, Þurisaz, Ansuz, Raidō, Kaunan, Gebō, Wunjō, Hagalaz, Naudiz, Īsaz, Jēra, Eihwaz, Perþō, Algiz, Sōwilō, Tiwaz, Berkanan, Ehwaz, Mannaz, Laguz, Ingwaz, Dagaz et Ōthalan.
La dernière rune qu’il est indispensable de rajouter pour une plus grande précision de l’interprétation est la rune Wyrd. Cette rune qui ne comporte aucun signe est le joker de la divination runique tel un arbitre, elle permet de donner sens à tout l’alphabet runique en rendant le tirage des runes intelligible pour les initiés. Elle peut renforcer ou affaiblir les prédictions des autres runes, elle peut aussi annoncer un évènement inévitable, qui sera ou non annoncé au consultant lors du tirage qu’il effectue avec le medium ou voyant.
En général, les runes se piochent dans un petit sac en cuir ou en tissu, et leur disposition, selon différentes positions, combinée à la symbolique intrinsèque des runes, donne des indications sur l’avenir, plus ou moins proche sans avoir de réelles précisions sur une date précise.
Le tirage des runes a pour objectif d’aider celui qui les tire à orienter sa décision vers le choix le plus juste. L’interprétation se fait en fonction de l’ordre du tirage et de la position de la rune (inversée ou non) et donne la possibilité à celui qui fera un tirage d’appréhender avec plus de convictions les futures décisions qu’il aura à prendre.